Savoir poser les bonnes questions


Depuis quelque temps, j’ai envie d’écrire sur la nécessité de savoir poser les bonnes questions. En lisant l’actualité de ce 8 décembre, je suis frappée par les analyses à chaud d’un phénomène de contestation populaire complexe, par le besoin de certains de proposer des solutions avant même d’avoir pris le temps de cerner les enjeux.

En entreprise, nous sommes souvent dans ce cas de figure. Combien de groupes de travail consacrent-ils le temps utile à l’analyse de leur sujet ? Combien poussent-ils le questionnement au-delà du classique SWOT afin d’être sûr de partir sur la bonne problématique ? Albert Einstein a dit « Si j'avais une heure pour résoudre un problème, je passerais cinquante-cinq minutes à définir le problème et seulement cinq minutes à trouver la solution. » Il me semble que, bien souvent, ayant hâte de trouver des « pistes d’actions », nous consacrons peu de temps et de moyens à cette phase d’analyse du problème. Au risque de nous tromper d’enjeux...

Cet art du questionnement est avant tout une posture.

Dans les démarches d’intelligence collective, l’art de poser des questions « puissantes » est essentiel. Ces questions qui aident à ouvrir la réflexion, à dépasser les présupposés, à appréhender la complexité des enjeux. Des questions qui, au bout du compte, permettent de faire émerger des réponses nouvelles, efficaces, engageantes pour tous. 

Cet art du questionnement est avant tout une posture. Une volonté de comprendre, de développer son empathie, d’ouvrir le champ des possibles. Une recherche de construction d’un sens collectif plutôt que d’adhésion au projet de quelques-uns. Une façon d’ouvrir un réel dialogue constructif. La proposition d’un autre chemin pour nos organisations et pour nos sociétés. 

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